Conjoncture boursière : Que devons nous faire ?

   Conjoncture boursière : Que devons nous faire ?

Après vous avoir déjà annoncé il y a quelques mois que les marchés devraient baisser assez fortement après les vacances, cela arrive à ce jour, c’est pourquoi je vous mets ci-dessous un commentaire d’un gérant de fond chez AURIS GESTION.

N’hésitez pas à vous rapprocher d’un cabinet de CGP adhérent au GNIP qui pourra vous conseiller au mieux de vos intérêts.

 

AURIS GESTION – Note marchés octobre 2018

      Note rédigée par Alexandre HEZEZ, Directeur de la Gestion et Gérant du fonds AURIS DIVERSIFIED BETA

 

Les marchés financiers souffrent en ce mois d’octobre 2018, avec une nette accélération à la baisse. Les raisons sont multiples et restent les mêmes depuis plusieurs mois, mais certains risques tendent à se matérialiser et l’approche de certaines échéances exacerbe le mouvement.

Italie : l’annonce du budget italien affichant un déficit de 2.4% en 2019, refusé par l’Union Européenne, a déclenché un bras de fer entre la coalition au gouvernement italien et l’Union Européenne. 2011 étant encore dans les mémoires, la crainte d’une autre crise souveraine systémique provoque beaucoup de volatilité sur les marchés européens. La prudence est de mise car l’histoire a montré que les intérêts politiques internes sont rarement en phase avec les marchés « communs » et que le ministre de l’intérieur italien joue clairement une carte populiste « anti Europe ». Cependant, l’Italie n’est plus dans la situation économique de 2011, avec un excédent primaire, une balance courante positive, une croissance économique…

Nous pensons qu’un consensus budgétaire finira par être trouvé, et qu’il n’y aura pas de contagion aux autres pays européens.

Brexit : les négociations autour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne pourraient se conclure d’ici à 2 mois et, en l’état actuel des négociations, il ne faut pas exclure le scénario du no-deal, provoquant ainsi un certain stress sur les marchés financiers. Chacun dit vouloir éviter le rétablissement d’une frontière « dure » entre la province britannique et la République d’Irlande. Outre un effet dévastateur sur l’économie, le retour à une frontière physique pourrait également raviver les tensions intercommunautaires et fragiliser l’accord de 1998. L’attente des accords n’est pas, actuellement, de nature à rassurer les marchés. La fin d’année devrait donner plus de visibilité.

Marchés émergents : la hausse des taux, le retrait de liquidité de la part de la FED, et la hausse du dollar sont des indicateurs très négatifs pour les pays émergents. Cependant, les réactions de plusieurs Banques Centrales ont été à la hauteur et de nature à rassurer les investisseurs. La question restant en suspens concerne l’ampleur du ralentissement de la croissance chinoise. Au troisième trimestre de cette année, celle-ci s’est élevée à 6.5%, et trimestre après trimestre, le ralentissement s’accentue. La production industrielle a progressé de moins de 6% depuis un an, les ventes d’automobiles sont en recul et les investissements dans les grosses infrastructures ralentissent. A cela s’ajoutent les impacts de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, qu’on ne peut pas encore chiffrer, et qui pourraient accentuer le ralentissement. Les niveaux d’endettement sont importants et font peser un risque systémique. Les mesures prises pour freiner l’accès au crédit pourraient amplifier le ralentissement. Ainsi, le risque chinois est certainement le risque le plus important pour l’année à venir.

Croissance européenne : la publication des indices PMI en zone euro a montré un ralentissement qui s’accentue, tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services. Cependant, nous pensons que la croissance peut rebondir, notamment grâce à la consommation (les indicateurs de confiance du consommateur restent élevés). Plusieurs facteurs de soutien à l’investissement peuvent se matérialiser ces prochains mois : un accord entre les Etats-Unis et l’Europe qui permettrait de lever les incertitudes sur l’industrie (secteur automobile notamment), une meilleure visibilité sur le Brexit et l’absence de détérioration supplémentaire de la situation italienne. Ils restent donc des leviers non négligeables pour que la zone euro regagne la confiance des investisseurs, notamment étrangers, en devenant un socle d’investissement plus stable.

FED : malgré les critiques du président américain qui voudrait que la banque centrale américaine soit moins restrictive, la Fed continue la normalisation de sa politique monétaire. Le livre beige de la Fed fait état d’une économie américaine toujours en croissance, « modeste à modérée », mais souligne des incertitudes sur l’emploi et sur les tensions commerciales. Les effets des barrières douanières commencent à fragiliser les entreprises américaines qui vont devoir absorber des coûts supplémentaires. Nous pensons que nous avons atteint un pic de croissance qui exacerbera certaines fragilités de l’économie américaine (endettement des entreprises, tensions sur le marché du travail, inflation). Par ailleurs, un risque non pris en compte pas le marché serait l’éviction du président de la Fed par Donald Trump.

BCE : en ce qui concerne la BCE, la fin annoncée du quantitative easing n’est en rien la fin d’une politique accommodante. En effet, compte tenu des risques à court terme que nous venons de souligner, le président de la BCE n’a pas d’autre choix que de maintenir des conditions de financement attractives. Le soutien à l’économie est nécessaire.

 

Dans ce contexte, nous maintenons notre biais prudent (notamment sur les actions) mais pensons qu’il pourrait y avoir quelques nouvelles positives du côté européen. Notre exposition aux actions se situe autour de 15%. Nos réinvestissements se feront de manière progressive. Nous avons vendu les entreprises les plus cycliques ou celles ayant un béta (sensibilité aux marchés) élevé. L’exposition aux petites et moyennes capitalisations ont depuis plusieurs mois été réduites.

Dans ce contexte où les rotations sectorielles sont rapides et fréquentes, nous ajustons notre exposition aux actions via des achats et ventes d’indices dans un premier temps, ce qui nous permet plus de réactivité. Par ailleurs, nous privilégions les grandes capitalisations.

Nos investissements obligataires souffrent des conditions de marchés mais nous gardons les positions inchangées. Le niveau de Cash reste important et nous comptons en profiter pour réinvestir dès que certaines incertitudes seront levées.

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