CONJONCTURE ECONOMIQUE DES MARCHES AU 31 DECEMBRE 2019

CONJONCTURE ECONOMIQUE DES MARCHES AU 31 DECEMBRE 2019

 

  • La conjoncture s’est stabilisée, réduisant les risques de récession à court terme
  • L’accord de « phase 1 » sino-américain vient soutenir l’optimisme des investisseurs
  • La hausse des actions s’est faite, en 2019, sans hausse des bénéfices par action
  • Les grandes banques centrales sont en position d’attente

 

 

Tout au long de l’année, l’activité économique a effectivement ralenti, dans le sillage de la contraction du commerce mondial et de la faiblesse de l’investissement des entreprises, avec une certaine diffusion de la faiblesse de l’industrie vers les services. Toutefois, la baisse répétée des taux directeurs des grandes banques centrales, l’absence de rebond de l’inflation et la solidité du marché de l’emploi associées aux avancées des négociations sino-américaines ont permis à la conjoncture de se stabiliser. Dans l’accord de « phase 1 » entre les deux grandes puissances mondiales qui doit être signé en janvier, les Etats-Unis suspendent l’application des droits de douane prévue pour le mois de décembre et réduisent le niveau des taxes mises en place ces derniers trimestres. En contrepartie, la Chine prévoit une hausse de 200 milliards de dollars de ses importations en provenance des Etats-Unis et s’engage à renforcer la protection de la propriété intellectuelle, à ouvrir son marché financier domestique aux entreprises américaines et à offrir une certaine transparence sur l’évolution du Yuan. Un mécanisme de contrôle de l’accord est prévu. La poursuite des négociations doit normalement déboucher, dans un proche avenir, sur un accord de phase 2 incluant le sujet des subventions aux entreprises chinoises et le retrait des taxes qui subsistent. Cette phase 1 est mieux qu’une trêve, sans être encore une solution définitive aux différends des deux puissances économiques et vient fortement renforcer l’optimisme des investisseurs qui espèrent un rebond du commerce mondial et de l’investissement des entreprises. Elle marque la fin d’une dangereuse période d’escalade des tensions. La Chine a déjà annoncé la baisse temporaire, à partir du 1er janvier 2020, de ses droits de douane sur plus de 850 produits importés et ce, pour tous ses partenaires commerciaux. Ses indicateurs d’activité rebondissent d’ailleurs avec une progression en novembre des ventes au détail (+8% en variation annuelle) et de la production industrielle (+6.2%) tandis que les PMI (enquêtes de confiance) sont orientées à la hausse. Dans une perspective plus globale de l’analyse de la baisse de l’activité de ces derniers trimestres, le conflit commercial sino-américain n’aura été qu’un des facteurs explicatifs auquel devra être associé la hausse des taux de la Fed en 2018 et la politique de réduction de l’endettement mise alors en place par le gouvernement chinois. Toutes ces éléments évoluent maintenant dans un sens plus favorable.

 

 

Aux Etats-Unis, les derniers chiffres sur l’emploi ont été étonnamment bons, le nombre de nouveaux emplois non agricoles, pour le mois de novembre, atteignant 266000 en première estimation, avec des hausses de salaire dépassant les 3%. La consommation est ainsi confortée et semble pouvoir se maintenir sur une tendance favorable pour 2020. Notre modèle enregistre un recul du risque de récession à 12 mois outre-Atlantique. On notera la croissance soutenue du secteur de la construction, avec des mises en chantier en forte progression (+13.6% en novembre en variation annuelle), tendance qui devrait rester favorable ces prochains mois du fait du faible niveau des taux hypothécaires (le taux à 30 ans est passé de près de 5% fin 2018 à 3.74% aujourd’hui). L’activité dans l’industrie cesse, quant à elle, de se dégrader à partir d’un niveau, il est vrai, assez déprimé. Des signes marquant habituellement la fin du cycle subsistent, à savoir la baisse des marges des entreprises et le niveau très bas du chômage, mais sans être toutefois accompagnés par des taux réels plus élevés. Ces différents éléments expliquent la politique de la Federal Reserve qui a confirmé le maintien de ses taux au niveau actuel et ce, pour une période indéterminée. Elle note le reflux des risques politiques avec la Chine et de ceux liés Brexit. Elle continuera néanmoins à agir, comme elle le fait depuis septembre dernier, sur le marché interbancaire, qui avait connu de violentes tensions, tout en recherchant des solutions réglementaires qui inciteraient les banques disposant de liquidités à les prêter à leurs homologues.

 

 

En Europe, on observe également une stabilisation de l’activité avec une concomitance de la faiblesse de l’industrie et de la croissance des services. Le redémarrage attendu des exportations entretient des prévisions relativement optimistes pour 2020. Le vote en faveur du retrait du Royaume-Uni de l’union européenne par la Chambre des communes avec 358 voix « pour » et 234 voix « contre » met fin à un processus erratique initié en 2016. Les discussions entre les différents partenaires afin de définir les modalités des échanges commerciaux doit théoriquement prendre fin le 31 décembre 2020 avec un report possible sinon probable de cette date. En Scandinavie, la Banque centrale suédoise a indiqué ne plus souhaiter conserver son taux directeur (« repo ») en territoire négatif dont elle juge les effets néfastes avec le temps. Elle s’inquiète ainsi du surendettement des ménages suédois, de la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier qui ont plus que doublé depuis 2006 (cf. le « Sweden House Price Index ») et de la stabilité du système financier. Elle est ainsi la première banque centrale à remonter ses taux de 25 points de base à 0%, en dépit d’une conjoncture nationale médiocre. La situation est différente dans la zone euro, les ménages étant moins endettés et l’inflation un peu plus faible. Ainsi, la Banque centrale européenne devrait demeurer encore longtemps en soutien de la conjoncture avec probablement de nouvelles inflexions visant à soulager les banques confrontées aux taux de dépôt négatifs.

 

 

Dans le reste du monde, l’Inde enregistre un PIB du troisième trimestre 2019 estimé à 4.5% en glissement annuel, soit en bas de la marge de fluctuation comprise entre 4% et 6% environ dans laquelle évolue la croissance du pays ces dernières années. Le gouvernement indien souhaite compenser la faiblesse de la consommation et de l’investissement privé grâce à un programme massif d’investissement dans les infrastructures (dont on ne sait encore s’il sera réalisé) tout en allégeant la charge fiscale des entreprises, l’impôt sur les sociétés passant de 30% à 22%.

 

 

LES MARCHES

 

 

PERFORMANCE DES PRINCIPAUX ACTIFS (en devises)

 

Actifs Indices (en devise) 31/12/2019 YTD Sur 1 mois
Actions de la zone euro S&P Euro 3308.76 26.47% 1.08%
Actions des Etats-Unis S&P 500 6553.57 31.49% 3.02%
Actions d’Asie pays développés S&P Asie Pacif. Pays Dév. 353.83 18.04% 3.11%
Actions d’Asie pays émergents S&P Asia Pays Emergents 523.76 19.44% 5.99%
Obligations de la zone euro S&P Euro Sovereign Bond 234.76 6.13% -0.91%
Obligations des Etats-Unis S&P U.S. Treasury Bond 451.62 6.20% -0.53%
Obligations du Japon S&P Japan Bond 108.3 1.29% -0.24%

 

 

Rassurés par le reflux des grands risques géopolitiques, par une stabilisation des indicateurs économiques et par la poursuite des politiques monétaires extrêmement accommodantes, les bourses mondiales ont terminé l’année sur une forte progression. Du côté des devises, la livre Sterling a bénéficié de la perspective bien engagée d’un « Brexit ordonné » tandis que le dollar s’effritait un peu. Illustrant le regain d’optimisme face à la conjoncture, les courbes des taux se repentifient timidement, avec une légère hausse des taux longs.

N’hésitez pas à contacter un cabinet adhérent au GNIP afin de vous apporter tous renseignements complémentaires.

*Ce texte a été inspiré de l’article de CGP Conseils avec son accord.

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