Covid-19 : Conséquences sur les marchés financiers et perspectives

 COVID-19 : Conséquences sur les marchés financiers et perspectives

 

Dans un contexte de marchés financiers rendu difficile par les craintes que génère le virus Covid-19, il nous semble important, de communiquer avec vous et de vous livrer notre vision, des évolutions attendues pour la période à venir et de la stratégie à mettre en place pour la protection de vos investissements.

 

Hier encore, l’indice CAC 40 a abandonné -12.28% dans un marché financier qui semble abdiquer face au Covid-19, en raison de répercussions très élevées mais non quantifiables sur l’activité économique mondiale.

Les autres indices européens ont suivi la même tendance avec le Dax qui a abandonné -11.4% et l’indice italien près de -17%. Les indices américains, qui avaient nettement plus baissé avant hier, perdaient encore entre -8% et -9% à mi-séance.

En moyenne, les principaux indices européens reculent de plus de 30% depuis le début de l’année.

Pourquoi cette accélération de la baisse des marchés ? Deux points distincts majeurs sont à considérer :

 

1/ Le premier est d’ordre pandémique.

En effet, si on en croit les chiffres officiels, le taux de décès chez les personnes contaminées semble avoisiner 3%, ce qui apparait comme faible aux vues des conséquences économiques.

Le problème majeur est que 15 à 20% des cas nécessitent des soins hospitaliers plus ou moins lourds. Ainsi, lorsque vous êtes confrontés à des foyers importants de contamination et des infrastructures, comme en Italie, qui ne peuvent pas accueillir tout le monde par manque de moyen, le taux de décès augmente fortement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en Chine, le taux de décès était important autour de la ville de Wuhan, zone d’où est partie l’épidémie, et bien plus faible dans les autres provinces.

Ainsi, l’Italie est contrainte de placer l’ensemble de son territoire en confinement pour essayer d’endiguer la propagation et de réduire autant que faire se peut la surchauffe des instances médicales.

Ce que les marchés intègrent actuellement dans les cours est, non pas le taux de mortalité, mais bien celui du coût d’un confinement qui provoque un choc de la demande (fermeture de l’ensemble des boutiques sauf pour l’alimentation et la pharmacie), et par conséquence un choc déflationniste. Ce choc déflationniste est renforcé par la chute des prix pétroliers.

 

Beaucoup d’analystes / économistes comparent cette situation à celle de 2008. Le problème, c’est qu’en 2008, la cause était financière et les banques centrales disposaient d’impressionnantes armes pour lutter contre ce risque déflationniste.

Douze ans plus tard, il ne s’agit pas d’une cause financière mais bien d’un choc externe non « anticipable ».

Nous sommes face au même risque déflationniste qu’en 2008, mais les banques centrales disposent de bien moins de munitions pour intervenir…

 

2/ Le second point est donc d’ordre financier avec en première ligne les banques centrales.

Face à un choc d’offre avec de plus en plus de confinements à travers la planète, la baisse de 50bps des taux directeurs de la Fed n’a forcément eu aucun impact sur les cours de bourse, et les mesures attendues continuent de se faire attendre. On ne peut pas, via une baisse des taux, inciter les gens à consommer davantage tout en restant confiner chez soi…

 

Pourtant, les investisseurs restent très attentifs aux actions et discours des banques centrales. Hier après-midi avait lieu la réunion de la BCE dirigée désormais par Christine Lagarde. Elle a annoncé la volonté de maintenir les taux directeurs inchangés ce qui a eu un effet immédiat sur les marchés passant de -7% à -12% au cours de l’après-midi.

En effet, les investisseurs attendaient un geste fort au niveau des taux directeurs, même si l’impact positif reste très controversé.

Elle a néanmoins fait plusieurs annonces qui devraient permettre de maintenir l’accès des entreprises à des liquidités afin d’éviter tout problème de trésorerie voire de faillite.

Ainsi, pour inciter les banques à prêter davantage aux entreprises qui rencontrent des difficultés de trésorerie, la BCE va offrir aux banques de nouveaux prêts et des taux encore plus favorables sur les liquidités mises à leur disposition. La BCE envisage également d’augmenter ses achats d’actifs sur les marchés de 120 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

L’institution a aussi décidé d’assouplir les obligations imposées aux banques en matière de fonds propres et de liquidités.

Ces mesures ont été jugées insuffisantes pour le marché, ce qui explique la seconde baisse de la journée.

En conclusion, les banques centrales seules ne pourront relever ce nouveau défi.
La solution est d’abord d’ordre sanitaire, des mesures fortes pour contenir la propagation sont attendues et annoncées par les gouvernements.

Les mesures de relance feront sentir leurs effets dès que sera constaté une baisse du nombres de contaminés. Dès lors nous pourrons constater une amélioration sur les marchés. En effet, la baisse des taux, des cours du pétrole, les mesures budgétaires et monétaires en cours et à venir augurent un très fort rebond de la croissance pour le 2nd semestre et les suivants.

Nos propos se confirment d’ailleurs en observant la situation en Chine, où les entreprises rouvrent progressivement leurs usines et où les décès et contaminations régressent fortement. Il faut rappeler que plus de 58 millions de chinois ont été confinés des semaines pour endiguer cette épidémie…

Par conséquent, l’investisseur doit a minima conserver ses positions afin de s’aligner sur les horizons de gestion recommandé. Pour celui qui souhaite se renforcer, nous recommandons d’étaler l’investissement en plusieurs fois sur les semaines à venir et également de conserver à l’esprit l’horizon d’investissement minimum initialement défini.

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